1985-1986 : En octobre 1985, Coluche à l'antenne d'Europe 1 lance l'idée : "... j'ai une petite idée comme ça. Si des fois y'a des marques qui m'entendent, y'a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris... , nous on est prêts à aider une entreprise comme ça qui ferait un resto qui aurait comme ambition, au départ, de distribuer deux ou trois mille couverts par jour...". Les restos du c½ur étaient nés.
Coluche et plus de 5.000 bénévoles, distribuent cet hiver là 8.5 millions de repas.
1986-1987 : La deuxième campagne commence sans Coluche, disparu en juin 1986. Comme il l'avait réclamé au Parlement européen en février 86, la CEE ouvre ses stocks. En Province, des associations autonomes se créent. Fidélisées par un contrat d'agrément, elles porteront les noms et logo : Restos du C½ur.
6000 bénévoles distribuent 11.5 millions de repas.
1987-1988 : A la fin de l'hiver, les Restos décident d'organiser une "intercampagne" pour continuer d'aider les plus pauvres des bénéficiaires durant toute l'année.
7300 bénévoles distribuent 22 millions de repas.
1988-1989 : Le 20 octobre, le Parlement français vote à l'unanimité la "loi Coluche" : chaque personne ayant fait un don, même modeste, à une association, bénéficie d'une réduction d'impôts.
8500 bénévoles distribuent 25 millions de repas.
1989-1990 : Les restos créent les Relais du C½ur, qui accompagnent et encouragent les bénéficiaires dans leurs démarches de réinsertion, et les Camions du C½ur, qui offrent chaque soir des repas chauds aux sans abris dans les rues de Paris. Malgré la création du RMI (Revenu Minimum d'insertion).
10.200 bénévoles distribuent 26 millions de repas.
1990-1991 : Les Restos signent une convention avec le ministère du logement et lancent les Toits du C½ur, dans le but d'aider à l'hébergement de personnes en cours de réinsertion.
11.000 bénévoles distribuent 28 millions de repas.
1991-1992 : Les restos affirment que l'aide à l'insertion est aussi importante que l'aide alimentaire. Ils créent les Ateliers et les Jardins du C½ur où les bénéficiaires peuvent retrouver les réflexes de la vie sociale ainsi qu'un savoir-faire.
13.200 bénéficiaires distribuent 29 millions de repas.
1992-1993 : Les Restos ouvrent à Val d'Akor une maison de vacances tenue par d'anciens bénéficiaires et une première résidence sociale à Châtellerault, destinée à héberger pour 3 ou 6 mois des personnes en cours de réinsertion.
17.000 bénévoles distribuent 31 millions de repas.
1993-1994 : Les premiers relais bébés ouvrent : distribution de nourriture adaptée aux enfants de moins d'un an et conseils aux jeunes mamans
20.000 bénévoles distribuent 36 millions de repas.
1994-1995 : La pauvreté augmente. Les restos vont plus loin : Relais, Jardins et Toits du Coeur se multiplient partout en France.
25.000 bénévoles distribuent 50 millions de repas.
1995-1996 : Les Restos inaugurent la Péniche du C½ur, amarré à Pris qui accueille 73 sans papiers pour 14 nuits de repos, ainsi que 3 résidences sociales à Poissy, au Mans et à Dijon.
25.000 bénévoles distribuent 50 millions de repas.
1996-1997 : Les restos multiplient les projets d'aide à l'insertion. Ouverture d'une résidence sociale à Chabanais.
31.000 bénévoles distribuent 61 millions de repas.
1997-1998 : Les restos ouvrent leurs premiers ateliers CLE ( Communication, Lecture, écriture) de lutte contre l'illettrisme ainsi que deux résidences sociales à Montbard et Toulon.
35.000 bénévoles distribuent 59 millions de repas.
1998-1999 : Au sein des Restos s'est tenue une vaste consultation "les Restos Demain". Organisée dans toute la France, elle a réunie plus de 13.000 personnes (bénévoles et bénéficiaires) autour de débats animés sur leur avenir commun. De ces rencontres sortent mille et une interrogations et une évidence : il est temps de "distribuer autrement" l'aide alimentaire et d'améliorer l'écoute et le dialogue.
40.000 bénévoles distribuent 60 millions de repas.
1999-2000 : Les restos ont 15 ans !!!
Grâce à la consultation "les restos demain", l'aide alimentaire évolue en étoffant le choix et la qualité des produits distribués. Ainsi les bénévoles et les bénéficiaires prennent t'ils plus de temps pour dialoguer et faire un bout de chemin ensemble.
40.000 bénévoles distribuent 55 millions de repas.